28 mars 2008

Zipolite 2

Mardi 18 mars

J’entrouvre un œil, le car est silencieux. J’écarte un peu le rideau : une lagune séparée par un ruban de sable de l’Océan Pacifique. Tout autour, des collines recouvertes de forêts desséchées. La saison des pluies est bien loin et les arbres ont perdu leurs feuilles. Cela me rappelle la forêt de Rambouillet en hiver...mais en plus chaud et en plus aride !
Le bus file en longeant la mer. Les plages désertes se succèdent, seuls quelques rares hameaux poussiéreux rompent l’impression d’isolement total. Le chauffeur se sent obligé de nous gratifier d’un dernier film…non, vraiment, il ne fallait pas ! C’est une sorte de telenovela italo-brésilienne. Au bout de 5mn, je décroche. L’intrigue me parait aussi obscure que les parties de football américain.

Soudain, la chaussée se divise faisant place à une pelouse impeccable surmontée d’une rangée de palmiers : Huatulco, 15mn d’arrêt.
Dernière née des stations balnéaires branchée du Mexique, Huatulco est la destination finale de la moitié du bus.

Encore une petite heure et nous approchons de Pochutla. Scène insolite à l’entrée de la ville, un groupe de hippies fait du stop devant une caserne de militaires. Les soldats les regardent avec un mélange d’incompréhension et d’impassibilité. Ils n’ont pas l’air d’être sur la même planète ! Nous débarquons dans une rue embouteillée du centre-ville. Pochutla est la plaque tournante en matière de transport de la région et dessert les plages de Puerto Angel, Zipolite, San Agustinillo et Mazunte. On tente d’ignorer les nombreux taxis et grimpons dans la première camioneta en direction de la côte. C ’est le moyen de transport le plus utilisé de la région, des pick-up dont l’arrière est aménagé de deux banquettes et protégé par une bâche. C’est sommaire mais fonctionne plutôt pas mal. Une demi-heure à cahoter sur une petite route sinueuse, nous traversons Puerto Angel et quelques minutes plus tard Zipolite est en vue.
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Il faut que je vous explique. Zipolite comme beaucoup de stations balnéaires était à l’origine un simple village de pêcheurs un peu paumé et comme beaucoup d’endroits un peu paumé, il a commencé a attiré les paumés de toutes sortes. Ainsi, beaucoup d’étrangers un peu hurluberlus, genre hippies, se sont progressivement installés et ont commencé à créer petits hôtels, restaurants, magasins en tous genres. Ils se sont aussi petit à petit mélangés avec les locaux et d’autres mexicains venus des quatre coins du pays. Zipolite compte donc une forte présence étrangère notamment beaucoup d’italiens, de français et de canadiens. Zipolite s’enorgueillit également d’une attitude des plus libérales. C’est l’une des rares plages où le nudisme est autorisé, les touristes gays sont très bien accueillis et ils sont d’ailleurs nombreux à se bronzer les fesses aux deux extrémités de la plage et il n’est pas rare le soir venu de respirer des effluves de marijuana. Le bobo parisien s’y sentira à l’aise. Vous l’avez compris Zipolite est un peu à part, gentiment décalé, beaucoup moins commerciale que sa rivale Huatulco. Du reste, son relatif isolement lui a permis de conserver sa personnalité. Mais derrière cette description idyllique se cache un talon d’Achille : l’océan ! C’est qu’ici la mer est mauvaise et de forts courants peuvent vous emporter au large en un clin d’œil. D’ailleurs, en langue zapoteque Zipolite signifie « la plage des morts ». Il convient donc de se baigner en bordure de la plage et de rester vigilant. Lors de notre séjour, nous avons d’ailleurs vu à plusieurs reprises vu l’intervention de sauveteurs pour ramener à la plage des imprudents.

Alejandro qui était déjà venu en janvier à Zipolite, avait repéré un petit hôtel restaurant pas mal du tout au bout de la plage et on avait décidé d’essayer d’y séjourner…On n’avait pas pu réserver de chambre vu que cela n’a pas l’air dans les habitudes zipolitiennes. Alejandro est censé faire signe au chauffeur (en donnant deux grands coups dans la carrosserie comme il est d’usage !), mais mon pauvre zorrito, encore à moitié endormi ne réagit pas assez vite…patatra, nous voilà en dehors du village ! On descend de la camioneta et commençons à rebrousser chemin.
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Dix mètres parcourus et un scooter nous dépasse en sens inverse.
« Fred, Alejandrooooo ! »

On se retourne, pas possible, c’est Gola !

Que je vous explique qui est Gola, personnage haut en couleur. En fait, c’est la ex future ex (enfin, un truc du genre !) copine de ma meilleure amie mexicaine, Myrian. C’est un petit bout de femme, plein d’énergie et comme la plupart de mes copines, elle est un peu givrée ! Elle a habité 5 ans en France où elle était chanteuse de rue. Sa spécialité : la musique ranchera. Son titre de fierté : elle a chanté avec des mariachis à Notre-Dame, un 12 décembre en l’honneur de la Vierge de Guadalupe. Elle aime faire des rodéos et se vante de se laisser pousser la moustache ! Bref, vous l’avez compris, elle a du tempérament et ne laisse pas indifférente. Elle nous explique, elle est venu avec Javier (qui est avec elle sur le scooter), dit aussi El Pollo (« le Poulet »), qui est son ex et qui a tourné bi en même temps qu’elle se laissait pousser la moustache, Nicole, sa deuxième ex du temps où sa moustache avait déjà poussé et qui est avec sa copine Viridiana. La petite troupe campe à deux pas de la plage. Ils nous proposent de nous joindre à eux, mais avec Alejandro on décide de tenter notre chance à la Posada Mexico comme prévu. La chance est avec nous, il reste une cabaña, même si, Semana Santa oblige, le tarif est le double de celui pratiqué habituellement.

Après avoir déposé nos affaires et enfilé tongs et maillots de bains, on retrouve le gang de Gola sur la plage. Ils sont, comme les trois quarts des mexicains en train de siroter des bières. Gola nous propose de nous prêter son scooter pour que nous puissions aller à San Agustinillo, la plage d’à coté, dont les eaux sont réputées plus tranquilles et dont la plage est disons plus familiale. Le trajet en scooter et tongs me rappelle mes équipées avec Stéphane à Phuket en Thaïlande. Enfin, après toutes ces heures de transport, nous pouvons lézarder tranquillement au soleil en regardant les surfeurs jouer dans les vagues.

589108366.jpgLe soleil commence à décliner, l’heure de rentrer à Zipolite et de rendre à Gola son scooter. Nous finirons la soirée au restaurant italien « buenviento » entre une bonne assiette de pâtes et la retransmission d’un concert de Manu Chao.

Nous rentrons à l’hôtel, mettons en place la moustiquaire et Alex qui a un problème existentiel avec les moustiques s’asperge d’Autan. Un petit calin et nous voici bientôt dans les bras de Morphée.


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(à suivre)

27 mars 2008

Zipolite (1)

Je range les T-shirts et les chaussettes que je n’ai pas utilisés (oui, je sais, j’ai la manie inutile d’emmener mes chaussettes voir la mer !). Je secoue le sable au fond de mon sac à dos, je regarde mes tongs toujours à mes pieds, je maugrée devant le ciel gris au dessus de ma terrasse (et oui, parfois, il y a des nuages même au Mexique). Bon, il faut bien me rendre à l’évidence, ma semaine de vacances sur les bords du Pacifique est belle et bien terminée.

Lundi 17 mars
C’est le lundi de Pâques, les vacances de la Semana Santa ont déjà commencé depuis le vendredi soir. La ville est quasiment déserte. Personnellement, j’ai horreur des villes désertes. Certains s’extasient devant Toul au mois d’août, moi pas. Ca tombe bien, j’ai rendez-vous avec Alejandro, alias Zorrito, vers 14h, histoire de déjeuner ensemble et de finir les préparatifs de notre voyage. Le bus doit partir à 17h30. Direction : Zipolite, sur la côte de l’état de Oaxaca. On aurait bien aimé partir dès le samedi, mais impossible de trouver une place de bus. Il faut dire que la Semana Santa est la période privilégiée des mexicains pour partir en vacances.

16h45, on saute dans un taxi, 17h15 on arrive à la TAPO, le terminal de bus de l’est de Mexico. C’est la première fois que j’y mets les pieds…on se croirait dans un aéroport, sauf qu’en guise d’avions c’est des dizaines de bus qui attendent aux portes d’embarquement, mais pas l’ombre d’un panneau d’affichage central qui annoncerait la porte de notre bus. On se débrouille tant bien que mal jusqu’à un comptoir d’enregistrement des bagages, mais qui a l’air de vouloir rester désespérément vide. On court dans tous les sens et je ne sais par quel miracle, on se retrouve devant notre bus qui affiche le terminus « Puerto Escondido » et qui doit desservir toute la côte de l’état de Oaxaca.

17h28, on monte dans le bus, 17h30, le bus démarre. Et oui, les mexicains sont toujours en retard mais leurs bus sont ponctuels. Nos sièges sont au fond, parfait, on pourra se faire des câlins ni vus, ni connus !

Nous traversons les faubourgs miséreux de l’est de Mexico sans le moindre embouteillage, ça tient du miracle, mais il est vrai que c’est jour férié. Peu à peu les maisons se font plus rares et bientôt le bus entreprend l’ascension du col qui sépare Mexico de Puebla. Sur la droite, majestueux, trône le cône enneigé de l'Iztaccihuatl (5 286 m). L’oxygène se fait encore un peu plus rare, la végétation un peu plus éparse, le soleil jette ses derniers rayons avant de disparaitre.

Quelques minutes plus tard, ce que je craignais se produit. Les écrans de télévisions font leur apparition. Point d’écouteurs, vous pouvez tout juste éteindre le haut parleur au dessus de votre siège, mais cela ne vous empêchera pas de profiter de celui de vos voisins. Mes craintes étaient en dessous de la réalité : le premier film est une histoire de football américain ! Deux heures d’abrutissement entre une envie de dormir et des coups d’œil pour vérifier qu’il y a décidément rien à retirer de ce navet. Puis, la compagnie de bus nous gratifie d’un documentaire sur les pêcheurs de crabes en Alaska. C’est sans doute pour mieux nous faire accepter la climatisation que le chauffeur a décidé de mettre en mode « polaire ». Par malchance, avec Alejandro, nous n’avions pas prévu nos doudounes et en petits T-shirt, on peut dire qu’on se les gèle ! On tente tant bien que mal de boucher le conduit d’aération au dessus de nos têtes avec la serviette en papier censée protéger les appuie-têtes de nos cheveux sales ou nos cheveux des appuie-têtes sales. Mais, le souffle glacé trouve toujours un moyen de s’insinuer jusqu’à nos nuques.

Deuxième film et le cauchemar continue. Encore une histoire de football américain ! Ils auraient pu au moins varier pour un navet sur le baseball ou le cricket, mais le sort s’acharne sur nous.

Je me tourne vers Alejandro incrédule :
"Mais, les mexicains aiment le football américain ? Ils y comprennent quelque chose ?"
Alex me rassure :
"Bien sûr que non ! Mais, tu sais, le Mexique est bien trop près des Etats-Unis."

Bon, j’imagine que ce genre de films doit être particulièrement bon marché !
On finit quand même par s’endormir, le ventre vide, l’arrêt espéré à Puebla n’ayant pas eu lieu.
Soudain, le car s’immobilise, les lumières s’allument, je frotte mes yeux embrumés. Le chauffeur annonce : 30 mn d’arrêt. Il est 23h.
Avec Alejandro, on décide de sortir. L’air est chaud, nous sommes dans une sorte de relais pour bus dans une localité qui ne semble vivre que de ça. Il y a une sorte de restaurant-cafétéria. Quelques gamins qui n’ont l’air de ne pas avoir d’autres distractions indiquent aux passagers les toilettes. Nous commandons deux tortas, mais ce sont deux pauvres sandwiches qui arrivent. Nous renonçons bien vite à nos tortas devant les difficultés évidentes du serveur à honorer correctement les commandes ! Au moins, nous n’aurons pas le ventre complètement vide.

Alejandro se hasarde à demander à une employée où nous sommes :
- Vous êtes à Tinajas !
- C’est dans le Oaxaca ?
- Bah, non, c’est dans le Veracruz !

Sur ce coup, on a dû avoir l’air un peu cons, il faut bien le dire. C’est comme si vous demandiez « on est bien en Bretagne » et qu’on vous réponde « Et bien non, mon bon monsieur ! Vous êtes en région PACA ».
Après avoir consulté nos cartes, nous renonçons bien vite à essayer de comprendre ce que nous faisons dans l’Etat de Veracruz. Visiblement, il faut bien justifier les 16h de bus.
Le bus repart et le calme revenu, nous nous laissons glisser bien vite dans notre sommeil.

(à suivre)

17 mars 2008

Enchiladas gringas

En classe d’espagnol :

Rino (prof d’espagnol) : Dime lo que te sorprendio cuando llegaste a Mexico.
Caroll (étudiante américaine, 19 ans) : Hummm… Lo que me sorprendio fue que las enchiladas son diferentes aquí de las de los Estados Unidos… (Bon, il faut imaginer avec l'accent gringo !)
Rino : Ahhhh… Si!!! Gracias a dios!!!

Bon, pour ceux qui ne parlent pas la langue de Cervantes :

R. : Dis-moi ce qui t’a surpris en arrivant au Mexique

C. : Ce qui m’a surpris, c’est que les enchiladas sont différentes ici de celles aux Etats-Unis.

R. : Ahhhh…Oui !!! Dieu merci !!!

 

P.S. Les enchiladas sont une spécialité culinaire mexicaine : tortillas de maïs farcies de diverses manières...et apprêtées comme vous voulez ;-)

El francesito…le retour !!!

Bon, je sais je vous ai quelque peu négligé ces derniers temps…mais c’est que j’étais pas mal occupé : il fallait que je lave mon poncho (pour info, on dit « sarape » ici), que je recouse mon sombrero, que je taille mes moustaches et que je m’occupe de mon âne, bref que je vaque aux occupations de tout mexicain qui se respecte.

Bon, je vous dois la vérité : en fait, je n’ai pas d’âne…et on en voit d’ailleurs assez peu dans les rues de Mexico. Plus sérieusement, j’ai pris des cours d’espagnol à la UNAM (Universidad Nacional Autonomía de México), j’ai eu pas mal de travail (enfin, pendant quelques semaines…), j’ai déménagé, je prends également des cours de plongée toujours à l’UNAM (oui, je sais apprendre la plongée à 2500m d’altitude c’est original…) et puis il fallait aussi que je m’occupe de mon zorrito avec qui je continue à filer le parfait amour.

Bon, voici quelques photos de mon appartement. Jusqu’à hier, on pouvait dire que la décoration était « estilo minimalista » puisque je n’avais aucun meuble, juste un matelas. On m’a livré hier mon lit et deux tables basses ce qui me permet de vous montrer ma chambre qui donne sur la terrasse. Vous aurez le droit de jeter un œil dans les autres pièces quand j’aurais reçu le reste des meubles, c'est-à-dire à mon retour de la semaine de vacances (oui, j’entends les mauvaises langues qui commencent à persifler…tsss) que je vais prendre à Zipolite sur les bords du Pacifique.

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Bah c'est moi et le Zorrito..
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Ma chambre avec vue...
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Une petite tarte normande au pays des tacos...je commence à faire des conversions !

28 janvier 2008

Week-end à la campagne… (suite et fin)

Je ne vous avais pas encore raconté la fin de mon week-end dans la campagne mexicaine, je vais donc m’y employer, même si ça fait déjà quelques semaines.

Après cette nuit qui ressemblait plus à une matinée ensommeillée, nous avions prévu d’aller prendre le petit déjeuner (vers 14h tout de même) chez la40add54c3a1e65e260127f41876ace1.jpga grand-mère de Luis. Point de tartines à la confiture, point de petits croissants tout chauds, mais des picadas (galettes de maïs dont on pique les bords avec le pouce afin de contenir la sauce) avec au choix, sauce verte (piquante) ou sauce rouge (étonnamment non piquante), le tout confectionné sous nos yeux par la grand-mère.

Mais, il ne fallait pas trop nous attarder trop à table, le programme de la journée étant déjà bien rempli, direction Tepoztlán.

43b1c877df787637228fa8ff33c36012.jpgComme toute excursion qui se respecte au Mexique, elle se fait en famille, je veux dire avec toute la famille, de la grand-mère aux arrières-petits enfants, ce qui fait vite du monde !

J’avais déjà visité Tepoztlán en avril avec Stéphane et Luis lors de mon premier voyage au Mexique, mais c’était avec plaisir que j’y retournais.

Td1c54f30b34465d43929894f919d7ba4.jpgepoztlán fait partie des « pueblos magicos », les villages magiques. Ce village se love à l’ombre de montagnes volcaniques qui culminent à près de 3500m et est réputé concentrer des énergies particulières en raison notamment de la présence 400m plus haut de la « Pyramide de Tepozteco » érigée en l’honneur du dieu aztèque Tepoztécatl. On dit aussi que l’on peut observer régulièrement des OVNI. Personnellement, lors de mes deux visites à Tepoztlán, je n’ai vu aucun extraterrestre, si ce n’est quelques touristes égarés…

Tout ceci peut vous paraitre un peu étrange, mais le Mexique est un pays profondément mystique. La religion catholique est bien sûr omniprésente dans la vie quotidienne de la plupart des mexicains. La vierge s’invite dans tous les salons mexicains et des petites chapelles en son honneur ornent nombre de coins de rues, d’abribus ou de pylône électriques. Mais, on a en outre souvent l’impression que les anciennes divinités aztèques, mayas, toltèques ou olmèques n’ont pas dit leur dernier mot. Les rites indiens de purification sont monnaie courante jusque dans le centre de Mexico et ne sont pas réservés aux indiens pure souche. Les mexicains vous racontent aussi beaucoup d’histoire de fantômes ou d’esprit. Ainsi, Luis me racontait qu’une route entre Cuautla et Cuernavaca qui passe entre deux collines a la réputation d’héberger un hôte quelque peu facétieux : un esprit qui a l’habitude de s’asseoir à l’arrière des voitures ou des motos, provoquant la panique des conducteurs. Face au nombre élevé d’accidents, les autorités ont mis un panneau « Punto critico », manière p

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udique de dire « attention traversée de fantômes » !

Revenons à Tepoztlán !  Ce gros bourg possède un joli monastère dont les murs et les plafonds sont peints de fresques. Depuis l’étage, on a une magnifique vue sur la montagne et la vallée. Mais , il faut aussi aller se perdre dans le marché débordant de fruits et légumes parfois étonnants, déambuler dans les rues pavées pleines de charmes et bordées de restaurants qui vous invitent à une petite pause gustative.

Quelques enchiladas englouties et il est l’heure de reprendre la voiture et d’emprunter en sens inverse la longue route sinueuse vers Mexico. Le soleil plonge sur l’horizon, juste le temps d’apercevoir au loin le cône

 fumant du Popocatepetl. Peu à peu le tapis des lumières de la plus grande ville des Amériques se déroule devant nous…

 

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